samedi 3 mars 2018

BONHEURS DIVERS (D'HIVER)

On ne s'écrit plus souvent, n'est-ce pas? C'est que le temps file, qu'on passe plus d'énergie ailleurs que sur les réseaux sociaux, que la vie nous happe avec son tourbillon incessant, que les heures s'écoulent encore plus rapidement lorsqu'on est heureux. Il faut croire qu'on est heureux!


Cet après-midi de février, nous étions allés voir nos amis Réjeanne et Gérald qui pêchaient sur la rivière des Outaouais/Darlens, à Rapide Deux. On trouvait ce soleil timide mais sa lumière nous inondait d'une belle sérénité. 


Une fois qu'on a ramassé les lignes, ils nous ont invité à leur campe pour prendre l'apéritif. Le soleil était plus haut dans le ciel comme s'il voulait nous éclairer encore un petit peu. On aurait dit que le soleil voulait pas se coucher!



Quand on va au campe, je peux marcher des heures et des heures dans les sentiers de motoneige. Pas besoin de ski ou de raquettes. Je laisse vagabonder mes pensées... 


Ici, comme c'était la semaine de relâche scolaire, nous sommes retournés au campe avec notre petite famille. Les petites avaient tellement hâte d'y aller qu'elles nous en parlaient depuis des semaines!


Félixe avait trop hâte de retrouver « ses » pies (leur vrai nom est « mésangeai », c'est Papi qui nous a appris ça. 


Blanche a encore un peu besoin d'aide (et de sécurité et de patience!...) pour imiter sa grande sœur!



Autant j'aime marcher dans les sentiers de motoneige, autant Isabelle préfère, quant à elle, les sillonner en ski de fond. 


Environ à 2.5 km du campe, il y a un véritable trésor : une source d'eau... C'est là qu'on va y chercher notre eau à boire, à vaisselle, etc. On l'a fait analyser déjà et nous avons eu la confirmation que c'était bel et bien de l'eau pure. Dominic est toujours impressionné de ce trésor et c'est ce qu'il explique à sa petite Blanche, combien c'est précieux, de l'eau pure en pleine forêt. Elle y a goûté puis avec son grand sourire, elle a décrété que c'était délicieux. 

À votre santé!


Elle, c'est notre ti-clown...


Mère et fille


Un vrai ti-clown que je vous dis!


Jouer au walkie talkie avec Papi et parler à sa sœur restée au campe. 


Allumer une bûche scandinave qui brûlera jusqu'au soir très tard et qui creusera la neige jusqu'au sol. 


Papi a dit : « Félixe, je vais te montrer à faire un abri de survie en forêt. Si jamais tu te perds, tu pourras te tenir au chaud en attendant les secours. Tu feras un feu pas trop loin pour signaler ta présence ». 


« Ton abri va te protéger du vent et pour mieux l'isoler, tu creuses la neige et tu t'en fais des murets à l'intérieur comme à l'extérieur. »


Pendant ce temps, pas loin, on ajoute du bois à notre bûche scandinave et on joint l'agréable à l'utile!


Papi nous fait son imitation du président américain dont je n'ose pas écrire le nom... 


L'abri de survie terminé, on l'essaie ensemble, les deux petites sœurs. 


On profite du camp, de la source d'eau, de la forêt, du beau soleil mais on a quand même des petites tâches à faire, comme couper des arbres morts pour s'en faire du bois de chauffage pour l'hiver prochain. Tout le monde participe. 


Ça y est, maintenant, la source d'eau est baptisée : La source des sœurs. Papi avait fait son affiche dans le garage avant de partir là-bas et il rêvait de se faire poser avec ses deux petites-filles. 

Voilà, ce sont des petits bonheurs divers d'hiver. Les gens heureux n'ont pas d'histoire... 


mardi 19 décembre 2017

PLAISIRS DE DÉCEMBRE

Puisqu'on est ici entre nous, je vais vous faire un aveu : je préfère la période avant les fêtes que les fêtes elles-mêmes! À l'aide de mes récentes photos, anecdotes, coups de cœur et bons moments vécus depuis le début de ce mois, je vais tenter de partager quelques-uns de mes PLAISIRS DE DÉCEMBRE, en espérant secrètement que vous partagiez aussi les vôtres et qu'on puisse échanger là-dessus... 

PLAISIRS DE DÉCEMBRE

Les marchés de Noël, expositions des Fermières, salons des artisans et autres sont depuis toujours mes endroits préférés pour faire de belles rencontres, découvertes et retrouvailles, dénicher petits présents, délicatesses et cadeaux originaux à ceux que j'aime.


Cette année, pour la première fois, nous sommes allés ensemble, Crocodile Dundee et moi, au Village de Noël de la Nouvelle-France, à New Liskeard, Ontario. J'ai beaucoup aimé cette journée trop vite passée et je me promets bien d'y retourner l'an prochain. 


Toujours au Village de Noël de la Nouvelle-France à New Liskeard, nous avons constaté qu'on y faisait une belle place au volet historique ainsi qu'aux pionniers (Premières Nations, francophones et anglophones) qui ont développé cette région du Témiscamingue ontarien, située sur les rivages du beau grand lac Témiscamingue. 


Un autre samedi, avec Isabelle et Blanche, on avait décidé d'aller au Marché de Noël de Rouyn-Noranda et même s'il y avait des artisans et artistes formidables, tant au P'tit théâtre du Vieux Noranda qu'à l'Agora des arts pas loin, avec plein de stands entre les deux, Blanche, elle, qui n'avait rien de particulier à acheter, avait bien plus le goût d'admirer les jouets soufflés et les décors dehors. D'ailleurs, elle n'a pas voulu aller voir le Père Noël du tout et lorsque la Reine des Neiges est venue vers elle pour lui demander si elle avait un message pour le Père Noël, elle lui a demandé de bien dire au gros bonhomme rouge qui rit trop fort de « laisser les cadeaux dehors et pas rentrer dans ma maison »!!! La Reine des Neiges a promis de bien faire le message... 

Je suis allée aussi cette année à d'autres expositions autour de chez nous, ce sont mes tout premiers plaisirs de décembre qui commencent même parfois en novembre. 


C'est notre 4e année que Félixe et moi, on fait ses papillotes de Noël. Pour elle, c'est une tradition créative et fort agréable. (Et moi aussi d'ailleurs mais j'attends que ça vienne d'elle). Elle avait commencé dès le début novembre à me dire : « Là, Mamie, faudrait qu'on commence bientôt, parce que Noël va arriver vite ». D'autant plus qu'elle en rajoute à chaque année, des noms sur sa liste, je trouve ça beau de voir comment elle pense à tout le monde, la façon dont elle remarque tout au long de l'année les préférences de l'un et de l'autre, le sentiment de reconnaissance qu'elle développe à l'endroit de ceux et celles qui croisent sa route, son goût de donner et de faire plaisir aux autres. 


Toujours selon notre tradition, quand on finit ses papillotes de Noël, on prend une photo de nous deux en souvenir. Elle y tient. On a terminé mardi dernier et il a fallu que je me fasse poser avec Mélodie la lutine. Comme j'allais porter un gâteau au rhum de Noël à une personne peu après, Félixe a voulu que le gâteau soit dans la photo!

Et même si je n'ai pas de photo pour vous en parler, deux autres plaisirs de décembre existent dans ma vie. Le premier, c'est le rendez-vous de Noël des Zamis du jeudi. D'habitude, le premier jeudi du mois, on se pointe au Café bar L'Abstracto pour un verre de rouge avec une petite Que pasa entre 17 heures et 19 heures environ. Mais le premier jeudi de décembre, c'est chez Suzanne et Pierre que ça se passe. Jean, l'un des zamis, apporte sa guitare et moi, la mienne, sinon on ne nous laisse pas entrer! Chacun de nous apporte quelque chose à boire et à grignoter et il n'est pas tard qu'on saute sur nos guitares et qu'on entonne toutes nos vieilles chansons qu'on aime, de Félix Leclerc, Gilles Vigneault, Richard Desjardins, Claude Gauthier, Tex Lecor, Zachary Richard, Adamo, Barbara, Moustaki, Cat Stevens, Janis Joplin et tant d'autres. Jean est très bon pour accompagner à la guitare, et moi, bien souvent, j'accompagne Jean quand je peux le suivre et ça nous fait de belles complicités. Parfois même, il y a des moments de grâce. Dans mes zamis du jeudi, il y a Suzanne, Pierre, Jean, Nicole, Lorraine, Jolyne et moi. On s'est tous connus dans le travail et maintenant, seulement deux d'entre nous travaillent encore. On s'aime, c'est effrayant, on a tant de plaisir ensemble. D'abord, on ne parle jamais du travail qui nous a fait nous rencontrer!

Aussi, comme plaisir de décembre, choisir, écrire et envoyer des cartes de Noël est un grand bonheur pour moi. Imaginez le plaisir décuplé lorsque je reçois des cartes de Noël plutôt que des comptes à payer dans ma boîte aux lettres! Je les relis 100 fois au moins! 


En décembre, je cuisine beaucoup pour offrir, c'est mon plaisir égoïste dont l'ingrédient essentiel reste toujours « un ti peu d'amour » : des pâtés au poulet, pâtés à la viande, chaussons à la viande, pains tressés, pains entiers, petits pains, pacanes épicées en pots Mason, gâteaux au rhum, et autres délices du genre qui donnent parfois lieu à des rassemblements improvisés ou des visites surprises. 


Voilà deux gâteaux au rhum de Noël qui sont endimanchés, prêts à être livrés chez des gens que j'aime. J'en ai fait et donné sept ce mois-ci et j'en aurais fait plus si mon service de livraison se rendait à Amos, Laval, Montréal, Mont-Saint-Hilaire, Chambly, Sherbrooke, Gaspé et jusqu'en France.  


Ici, c'est moi de dos qui marche vers ma fille qui a sa petite Blanche dans ses bras. C'était le 10 décembre dernier et Isabelle avait lancé l'idée quelques semaines avant, sur le site de notre quartier de la ville, de mettre en commun nos jeux de lumières qui ne servent plus, notre bonne volonté et notre vaillance, afin d'illuminer le sentier du petit boisé entre le cul-de-sac de la rue Chadbourne et l'ancienne église Sacré-Coeur devenue la coopérative garderie en face de l'école Sacré-Coeur. Un bel après-midi où le froid était largement compensé par la chaleur de nos voisins et voisines venus participer à embellir et illuminer ce beau coin de notre quartier. 


Avec la participation de tout le quartier, on a réalisé qu'on avait assez de jeux de lumières pour tout illuminer le boisé et même que certains qui ne pouvaient pas être présents nous ont offert par la suite de venir en porter d'autres si l'on en avait manqué. Mais nous en avons eu en masse, même de reste. Mon rôle s'est beaucoup résumé cet après-midi là à jouer avec Blanche (dans sa maison) puisqu'elle disait qu'elle avait froid mais je crois que c'était pour jouer avec Mamie en attendant de voir le résultat en fin d'après-midi. 


Il y a eu une belle participation de beaucoup de personnes de notre quartier, petits et grands. 


Tout le monde travaillait dans la bonne humeur et on avait hâte de voir le résultat. Le jour tombe vite en décembre... 


Et la lumière fut!



D'un bout à l'autre du sentier du petit boisé. Les enfants n'ont plus peur de passer par là pour se rendre ou revenir de l'école maintenant que c'est bien éclairé. En plus, ils vont jouer là, faire des bonhommes de neige, des forts, des campes et autres jeux d'hiver. 


Un autre point de vue de « l'intiative locale » qui a plu à tout le monde, ceux qui y ont participé et plein d'autres 


Ce dimanche-là, en avant-midi, sachant qu'on allait tous souper ensemble après le sentier illuminé, j'avais décidé de faire mon sapin de Noël parce que mes petites-filles me le demandaient avec insistance et que nous avons une autre tradition qui consiste à ce qu'elles soient ensemble et dans dans nos bras, toutes les deux, pour aller installer l'étoile de Noël au sommet du sapin. C'est une belle et très longue histoire personnelle et familiale qui est reliée à notre crèche. Et tout cela fait partie de nos plaisirs de décembre.


Voilà notre crèche, elle vient de loin, elle raconte tant de notre histoire, des Îles de la Madeleine jusqu'en Abitibi. Les rois mages n'y sont pas, je les mets toujours un peu plus loin. Parce qu'ils sont en route. mais pas encore arrivés. J'ai trouvé très touchant l'autre jour que mes petites-filles, chez elles, ont pris aussi l'habitude de mettre les trois rois mages plus loin comme je le fais! 


Mon sapin de Noël, il est « émotif »!. Chacun des ornements a son histoire qu'on aime se raconter  ou se rappeler, avec les souvenirs qui s'y rattachent. Pendant longtemps, ma fille et moi, on avait l'habitude, aux lendemains de Noël alors que tout est en solde, de s'en choisir et s'en acheter une seule, sur laquelle on devait se mettre d'accord et qui devait illustrer l'année qui s'achevait. Celle-ci, avec son message qui nous faisait chaud au cœur, nous ramenait à quelqu'un qu'on venait de perdre et cela nous avait frappées toutes les deux parce qu'il y avait une grosse faute de français dedans! 


Ça, c'est une vieille boule de Noël, elle a mon âge... ou presque! Non mais je me souviens de l'avoir achetée, quand j'avais environ 7 ou 8 ans, on demeurait à Matagami, et j'avais vu ça au dépanneur Nell's Sundries : une boule de Noël en métal, qui s'ouvrait en deux parties, et il y avait des petits bonbons dedans. C'est vraiment d'une autre époque, ce truc, parce que je ne suis plus capable de l'ouvrir tellement le métal s'est soudé avec le temps et en plus, le Père Noël, comme moi, a arrêté de fumer depuis belle lurette. 


Celle-là, c'est ma plus vieille, la bleue « dépeinturée». Elle vient de chez mes grands-parents Poirier, c'est ma grand-mère qui nous en avait donné à ceux qui en voulaient quand elle avait cassé maison, à la suite du décès de Grand-Papa. C'est là qu'elle était venue habiter chez nous. Cette boule bleue me rappelle tous mes plus beaux Noëls d'enfant chez mes grands-parents maternels, dans le rang VII de La Sarre, avec la musique, les chansons, les grandes tablées, tous mes cousins et cousines qui avaient chacun leur marche d'escalier...  


Bricolage de Noël (l'étoile) que Isabelle avait faite quand elle était en maternelle. 


Bricolage de ma fille lorsqu'elle était au primaire. Juste au-dessus, j'ai accroché un truc de couleur orange et doré. C'est Félixe qui nous avait bricolé ça en maternelle. 


Pendant de nombreuses années, Belle-Maman faisait de la céramique et de la poterie. On a deux boules de Noël en céramique qu'elle nous avait offertes il y a bien longtemps. Elles sont cassantes donc on les traite avec toute les précautions qu'elles méritent. 


Vous voyez ce castor? On l'a acheté, Isabelle et moi, l'année où Crocodile Dundee a eu son permis de trappeur. Vous voyez la petite cabane en bois rond? C'est l'année d'après, quand on avait acheté le campe à Rapide Deux.  

Et ainsi de suite, je pourrais continuer longtemps, comme je vous disais, chaque ornement a son histoire, son souvenir ou sa signification. 


Ce que j'aime beaucoup aussi, en décembre, c'est de cuisiner avec mes petites-filles. On a toujours un plaisir fou. Avec elles, j'ai 3 ans et 8 ans mais malgré tout, je suis raisonnable et je leur laisse ma place quand c'est le temps de mettre les petits bonbons et les paillettes de chocolat sur la crème fouettée de la tarte au chocolat du dessert. 




Vous connaissez le Ciné cadeau? C'est à Télé-Québec, en décembre, chaque année. On y présente des vieux classiques comme les Astérix, Lucky Luke, les Dalton et compagnie. Vendredi soir dernier, on avait invité nos petites-filles à venir chez nous pendant que leurs parents avaient un party d'amis. On soupait tôt, on prenait le bain et on se mettait en pyjama de bonne heure, on faisait du camping dans le salon, on ouvrait le divan-lit et on écoutait « Astérix et Cléopâtre » présenté en Ciné cadeau, avec seulement le sapin de Noël et la télé qui étaient allumés. 

Finalement, le lendemain matin, leurs parents qui nous trouvaient chanceux sont venus nous rejoindre pour déjeuner avec nous, chocolat chaud, café et rôties au pain à Mamie au menu. Ils sont même restés à dîner tellement c'était agréable d'être ensemble pour ces... plaisirs de décembre.

À vous tous qui passez par ici, je vous souhaite de Joyeuses Fêtes de Noël et du Nouvel An ainsi qu'une Bonne et Heureuse Année 2018 en santé, en amour et en amitié. Merci d'être là xxxxxxxxxxxx

samedi 11 novembre 2017

PLAISIRS DÉMODÉS

Voici venu le mois de novembre, les jours trop courts, les nuits trop longues et je n'ai rien écrit ici depuis plus de deux mois... Je vous dois des explications : Mon ordinateur a rendu l'âme sans aucune raison cet automne et lorsque j'ai consulté les entreprises de services de chez nous, on m'a répondu qu'après 4 ans, c'était normal que mon disque dur saute, parce que la durée de vie d'un ordinateur n'est que de 5 ans en moyenne... Ben voyons donc, 5 ans, c'est le temps que ça me prend pour maîtriser quelques fonctions de base!  

Étant démunie en ce domaine, j'ai réussi à me trouver un technicien en informatique compétent qui ne demande pas trop cher de l'heure. En plus, il accepte de se déplacer pour venir chez moi poser le diagnostic, ce qui est rare mais tellement apprécié des clients. Son diagnostic est tombé raide et coupant après seulement 2 minutes : FINI! « Mon » technicien est reparti à son bureau aussitôt avec une partie de mon équipement pour tenter de me récupérer le plus possible mes données (particulièrement mes photos) ainsi que le fonctionnement de mes favoris, courriels, fichiers, archives, etc. Ce jeune homme a réussi un tour de force, me réinstaller un disque dur neuf, récupérer le plus possible de données, rebrancher toutes mes affaires ensemble et tout cela, avec le sourire, en peu de temps, moyennant une facture d'un peu plus de 200 $.

Il a même été jusqu'à me demander, entre deux grands rires (je lui faisais penser à sa mère en beaucoup plus drôle, qu'il disait) si j'avais d'autres questions ou problèmes à lui soumettre pendant qu'il était là. Malheureusement, il ne m'en venait pas à l'idée à cet instant-là alors il ne me restait plus qu'à le remercier pour l'excellence et la rapidité de son service. Je lui ai demandé quelques cartes d'affaires que j'ai distribuées à mes amis qui rencontrent souvent les mêmes problèmes que moi. 

J'avais retrouvé un ordinateur à peu près fonctionnel comme avant, récupéré mes photos et mes fichiers principaux mais j'avais perdu plusieurs de mes paramètres personnels, accès, sites préférés, contacts, etc. Donc, dernièrement, je n'avais plus accès aux coulisses de mon blogue, ce qui signifie que je ne pouvais plus rédiger de nouveaux billets ici... jusqu'à ce matin! Mais ne me demandez pas comment j'ai fait, je ne suis pas certaine que je pourrais répéter l'exploit! 

Cet événement de même que quelques autres qui me sont arrivés dernièrement m'ont fait prendre conscience jusqu'à quel point je dois faire des efforts constants pour garder la tête hors de l'eau dans cette société plus-que-virtuelle où j'ai de plus en plus de difficulté à m'adapter. J'ai 60 ans, je les assume et si je trouve que la vie va trop vite, j'essaie de suivre tant bien que mal la cadence mais je ne démords pas de mes bons vieux  

PLAISIRS DÉMODÉS

La photo. Plaisir démodé pour plusieurs mais pas pour moi, heureusement.  Ni pour beaucoup de personnes de mon âge, dont Crocodile Dundee qui s'amuse de plus en plus avec son appareil qu'il apprend à maîtriser. Il a toujours hâte de me montrer ce qu'il a croqué sur le vif dans ses séjours en forêt. Et je suis bon public!


N'est-ce pas que c'est magnifique? Crédit photo : Crocodile Dundee!


J'ai osé un selfie en canot. Voyez comme je suis à la mode!


Cueillir du thé du Labrador. Ça, c'est un plaisir démodé pour vrai! J'en ai cueilli et congelé une bonne quantité pour cet hiver. C'est thérapeutique et délicieux. Zut, j'ai oublié, je voulais en faire goûter à mes amies Canneberge et Andrée lorsqu'elles sont venues au Festival du cinéma à la fin octobre. 



Octobre. À Lorrainville, au Témiscamingue. Les citrouilles étaient déjà en vente dans nos épiceries à 1,99 $ ou 2,99 $ chacune selon leur grosseur mais nous, avec ma fille et mes deux petites-filles, on voulait aller se les cueillir nous-mêmes à la ferme, à deux heures de route de chez nous, par un beau samedi ensoleillé. On n'allait pas là pour épargner des sous, c'est certain. En s'en allant au Témiscamingue, région natale de Crocodile Dundee, j'ai pu montrer aux petites l'univers de Papi quand il était enfant, la ferme où il a grandi, son école, la maison de ses grands-parents en face, etc. 


À la ferme où l'on cueillait nos citrouilles, il y avait aussi des poules, des coqs, des lapins. Les propriétaires avaient prévu de vendre des hot dogs, des jus, du café, afin de remettre les profits de la journée à un organisme local. Mes petites-filles ont pu vivre certains plaisirs démodés que leur Papi avait vécus, lorsqu'il était enfant : sauter dans le foin, flatter des lapins, donner du grain aux poules, profiter du grand air, de l'espace. 


Les petites s'en sont tellement donné à cœur joie sur la ferme ce jour-là que sur le chemin du retour, elles se sont endormies dans la voiture, main dans la main. 



Au Festival du cinéma de chez nous, j'avais une tradition avec Félixe depuis qu'elle a 3 ans : on va ensemble, le dimanche matin, au ciné-muffin. Les projections commencent à 9 heures mais on peut s'y rendre à partir de 8 heures dans le hall d'entrée du Théâtre du Cuivre où l'on nous offre jus, café, croissants, muffins, danoises dans une ambiance festive et très animée. Cette année, Crocodile Dundee a décidé de nous accompagner alors on a pu inviter Blanche avec nous. Je pense qu'on vient d'élargir davantage notre tradition.


Notre grande fille a célébré ses 31 ans le 6 novembre dernier. Son gâteau au rhum est un plaisir démodé indémodable pour elle. Comme les p'tits cœurs à l'orange que je faisais quand elle était enfant. Je lui en ai fait tout un assortiment hier, des p'tits cœurs à l'orange, que j'ai emballés dans une jolie boîte de métal, pour souligner leur 10e anniversaire de mariage. Eh oui, déjà 10 ans de mariage pour elle et son beau Dominic. Même si on n'a pas trop la dent sucrée, ce sont des souvenirs renouvelés significatifs. Et émotifs. 


Quand on est plusieurs à faire des vœux et souffler les bougies, est-ce que nos désirs ont plus de chance de se réaliser? 

Avec le temps des Fêtes qui se pointe et l'hiver qui nous arrive doucement, j'entends parler autour de moi de décorations de la saison, de magasinage de cadeaux et de consommation à outrance. Je n'en suis pas là du tout en ce qui me concerne. Mon grand plaisir en cette saison, ce sont les expositions des artisans, les marchés de Noël et autres événements du genre où l'on peut se rencontrer, échanger, se remplir les yeux, les zoreilles et le cœur de beauté, d'authenticité, de solidarité et de plaisirs démodés. 

Je vous en souhaite autant pour ce mois de novembre qu'on voudrait moins sombre : Allez à la rencontre de nos artistes et artisans, nos musiciens et musiciennes, nos chorales en concert, et autres artistes et créateurs en tout genre. Rassemblez-vous pour cuisiner des beignes ou faire des biscuits, des tourtières et des pâtés au poulet, regardez un vieux film d'enfant tous ensemble à la télé en dégustant un chocolat chaud avec des guimauves en pyjama. Invitez des amis à l'improviste pour un apéro ou un souper partage, allez jouer dehors, faites des bonshommes de neige, glissez avec vos tout petits, sortez vos raquettes et vos skis de fond, retrouvez les plaisirs démodés qui ne coûtent rien et vous remplissent le novembre de sourires enjoués et d'une joie profonde.

En attendant décembre...